La forêt française et ses sols pour limiter les gaz à effet de serre

, par  Association ARPENT , popularité : 76%

Même si la biomasse brûlée substitue une certaine quantité des énergies fossiles, l’effet net restera très restreint. Si par contre, ce bois est utilisé de manière plus durable, dans des constructions d’habitations ou encore que le carbone qu’il contient a une destinée plus durable, l’objectif est rempli.

Un puits de carbone artificiel a été installé en mai dernier à Poissy dans les Yvelines, afin d’aspirer les particules polluantes. Ce dispositif imite le mécanisme naturel des forêts en attirant le CO2 par photosynthèse grâce à des micro-algues.

Mais les forêts restent malgré tout le 2e puits de carbone de la planète, derrière les océans. Qu’en est-il des bois français ?

Les forêts sont reconnues pour leurs multiples fonctions – approvisionnement en bois, régulation du cycle de l’eau, protection contre les inondations – à l’avantage des sociétés humaines et aussi pour la biodiversité qu’elles abritent.

Mais la forêt, c’est aussi une biomasse – que l’on peut exprimer en tonnes de matière par hectare – issue de la photosynthèse, au cours de laquelle le carbone du CO2 atmosphérique est fixé sous forme de molécules carbonées dans les différents organes (bois, feuilles, fruits, racines) des arbres, et ce, grâce à l’énergie lumineuse.

Dans les forêts, ce carbone a la particularité de persister longtemps dans le système, sous forme de biomasse vivante (troncs, branches et feuilles des arbres) ou morte (litière tombée au sol, bois morts au sol ou sur pied). Une partie importante de ce carbone se retrouve aussi immobilisée dans le sol.

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