Ils font pousser des micro-forêts 100 fois plus riches en biodiversité

, par  Association ARPENT , popularité : 0%

« MiniBigForest » ou comment faire pousser 300 arbres sur l’équivalent de 6 places de parking ! Même si l’idée peut paraître surprenante, c’est possible. La méthode, qui consiste à créer une micro-forêt native, a été mise au point par un botaniste japonais, Akira Miyawaki : 10 fois plus rapide, 30 fois plus dense, 100 fois plus de biodiversité qu’une forêt traditionnelle. Un duo de nantais a entamé cette révolution arboricole discrète dans l’agglomération nantaise.

À une dizaine de kilomètres de Nantes, aux Sorinières, l’abbaye de Villeneuve abrite depuis peu la première micro-forêt native de la métropole. À l’entrée, derrière le mur d’enceinte, 600 tiges pointent le bout du nez à travers le paillage. Hautes de quelques centimètres, elles s’étalent sur une petite surface 200 m2. Ça, une forêt ? On pourrait en rire, en effet. Pourtant, d’ici deux ans, quelques jeunes pousses de chênes sessiles, de frênes, de bourdaines, d’hêtres, d’aulnes, de bouleaux pubescents, d’érables, et tant d’autres essences locales atteindront les deux mètres. Dans trois ans, ce sera une forêt autonome. Et son potentiel dépassera de loin les forêts plus classiques, consacrées à la sylviculture industrielle, où les arbres sont plantés en monoculture, en rangs d’oignons, avec beaucoup d’espacement, de manière à pousser droit pour les besoins des consommateurs. Ici, c’est plus sauvage, plus dense, plus libre, plus résilient… et nettement plus performant, écologiquement parlant. « Ce n’est pas une forêt de production, mais de transmission : nous voulons léguer ces forêts aux générations futures », déclarent Stéphanie et Jim, qui ont fondé l’association Minibigforest.

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