Pour empêcher l’industrialisation de la forêt, des politiques et associations lancent la bataille

, par  Association ARPENT , popularité : 38%

En France, la lutte contre l’industrialisation des forêts prend de l’ampleur avec une constellation d’associations et de syndicats mobilisés. Ils se sont structurés pour peser sur le jeu institutionnel et élaborer d’ici début 2020 une proposition de loi pour que « les citoyens se réapproprient ce bien commun ».


Dans les bois, loin des discours productivistes, une autre voix commence à se faire entendre, celle du mouvement contre l’industrialisation des forêts françaises. Ses animateurs dénoncent la transformation de massifs forestiers en « usines à bois », la multiplication des coupes-rases et le démantèlement de l’Office national des forêts — l’établissement public qui gère un tiers des surfaces boisées en France.

Si l’opinion s’est émue l’été dernier des incendies en Amazonie, il faudrait désormais, selon les membres du collectif SOS forêt, s’intéresser à ce qui se trame près de chez nous, sous les frondaisons de nos forêts où la biodiversité se dégrade, menacée par les grandes usines à biomasse et la hausse des prélèvements en bois.

« Notre émotion ne doit pas être à géographie variable, disent-ils. Pourquoi se mobiliser contre les plantations d’huile de palme à l’autre bout de la planète et non contre les monocultures résineuses qui peuplent nos forêts, acidifient les sols et malmènent nos écosystèmes ? Pourquoi être plus attentif aux pandas ou aux orangs-outans qu’aux espèces en voie de disparition en France, comme le pique-prune, le lucane cerf-volant ou la rosalie alpine ? »

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