Veillée d’armes pour sauver l’ONF

, par  Association ARPENT , popularité : 61%

Faute d’un soutien de l’État, l’Office national des forêts va devoir augmenter sa dette, pour combler d’importantes pertes financières. Les syndicats dénoncent une étape supplémentaire dans le démantèlement de l’établissement public et ont organisé une action à un siège régional de l’institution, à Nancy.

Sous couvert de réunion syndicale, une dizaine de militants syndicalistes membres de Snupfen (Syndicat national unifié des personnels des forêts et de l’espace naturel) Solidaires et une équipe de militants associatifs de Canopée – Forêts vivantes, avec à leur tête Sylvain Angerand, le coordinateur des campagnes de l’ONG, ont occupé, dans la nuit de jeudi 17 au vendredi 18 décembre, la direction régionale de l’Office national des forêts (ONF) à Nancy. Un choix hautement symbolique : la région Grand Est est le moteur économique de l’ONF, son « usine » à bois. « 40 % des ventes de bois de l’Office sont réalisées dans le Grand Est, sachant que les ventes globales de l’ONF représentent 60 % des ventes de bois en France », raconte Frédéric, un garde-forestier dans les Vosges.

But de l’opération : dénoncer non seulement la liquidation de l’Office organisée selon les militants par le gouvernement, mais également le volet Forêts du plan de relance, qui va favoriser les grandes coopératives privées et leurs projets de transformation de forêts en plantations industrielles.

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