Maraîchage, écoconstruction : les jeunes font revivre le Perche

, par  Association ARPENT , popularité : 20%

Artisanat lainier, plantes médicinales, pommes locales... mais aussi écoconstruction à base de chanvre fermier et de terre crue. Dans le Perche, la pratique du circuit court ne se limite pas à l’agriculture. Reportage en deux volets sur les alternatives percheronnes.

Ancien salarié d’une société de gardiennage de la région parisienne, Sébastien Baumgarten s’est réorienté, grâce à la coopérative d’activité et d’emploi Rhizome, dans la production de plantes aromatiques et médicinales. Son épouse, Magalie Dupont, encore en poste à France 3, est sur le point de le rejoindre et d’effectuer également une reconversion professionnelle afin de travailler plus en adéquation avec ses convictions. Établis depuis 2016 à Vaupillon (Eure-et-Loir) sur un hectare, sans mécanisation, ils cultivent et sèchent leurs plantes bio, dont une partie est sauvage.

Leur petite entreprise, le Jardin Solstice, est née à la suite d’un test d’activité réalisé avec le soutien de Rhizome. La démarche de Magalie et Sébastien présente à leurs yeux une dimension éthique puisqu’il s’agit, grâce aux plantes, de « prendre soin », de développer une hygiène de vie et de préserver les ressources végétales médicinales. « Pour l’instant notre activité nous rémunère à hauteur de la moitié d’un Smic mais nous ne désarmons pas, souligne Sébastien Baumgarten. Nous sommes à la recherche d’une meilleure qualité de vie et je n’ai pas peur de dire que notre action est politique ! » En effet, les paysans-herboristes se heurtent au lobby pharmaceutique et ils souhaitent offrir un cadre légal à leur profession. Sébastien et Magalie espèrent beaucoup de l’intervention du sénateur Joël Labbé, qui est rapporteur d’une mission d’information du Sénat qui devrait ouvrir sur une proposition de loi autorisant la réhabilitation des métiers de l’herboristerie.

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