Pourquoi planter des arbres aveuglément ne nous sauvera pas du crash climatique

, par  Association ARPENT , popularité : 30%

Au vu de la gravité grandissante de la crise climatique, le 5ème rapport du GIEC enjoint les États à prendre les mesures d’urgence nécessaires afin de demeurer en-dessous de 1,5°C de réchauffement planétaire par rapport à l’ère préindustrielle. Une étude récente soumet à présent une reforestation massive comme la solution ultime – jugée toutefois simpliste et irréfléchie par d’autres scientifiques – pour pallier les méfaits de l’utilisation de combustibles fossiles. En réponse, de nombreux pays ont d’ores et déjà entamé des programmes de reforestation. Planter des arbres pour « sauver le monde » est rapidement devenu la solution à la mode et il faut avouer qu’elle est assez séduisante. Mais ces projets peuvent-ils réellement être efficaces pour endiguer le changement climatique anthropique ? Le point sans concession.

Il faut se rendre à l’évidence : les options pour répondre à l’urgence climatique se font aujourd’hui de plus en plus rares tant nous avons laissé volontairement la situation nous échapper. En effet, pour stabiliser le réchauffement à 1,5°C (en sachant que le niveau des températures mondiales est aujourd’hui estimé à +1°C par rapport au début de l’industrialisation), une neutralité des émissions de CO2 s’impose d’ici 2050 selon le rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) paru en octobre 2018. Et 2050, c’est demain. Malheureusement, une telle transition ne semble pas être au goût de la plupart des gouvernements. Pourtant, chaque fraction de degré compte, chaque hausse de température planétaire, aussi minime puisse-t-elle paraître, engendre une panoplie de conséquences dramatiques, aussi bien pour l’environnement que pour l’humanité. Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

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