Et si on interpellait les parlementaires ?

, par  Association ARPENT , popularité : 5%

Les associations déjà signataires de l’appel vous invitent à interpeller les parlementaires :

Adeny, Adret Morvan, Arpent, Autun Morvan écologie, Collectif du Bois de Mal Appris, Collectif Forêt au Duc, Sauvegarde du Massif d’Uchon (SaMU), SOS Forêt Bourgogne, Groupement forestier du chat sauvage, Groupement forestier de sauvegarde des feuillus du Morvan, FNE Bourgogne, LPO 58, Yonne Nature Environnement

Non à destruction du patrimoine écologique, culturel, paysager et touristique du Morvan

Chers amis et partenaires associatifs actifs dans le Morvan,

Comme un certain nombre d’entre vous le savent déjà, nous sommes confronté à une nouvelle coupe rase sur le site gallo-romain du vieux Dun. Ce lieu est un site historique important puisque cette forêt recouvre un oppidum gallo-romain dont on peut voir deux murs de rempart et une fontaine bien conservée. Le site comprend aussi une église inscrite à l’inventaire des monuments historiques. Bref, un haut lieu de l’histoire et de la culture morvandiote et spot touristique connu. Sur les anciennes cartes postales, on peut y voir la fontaine dans une forêt de feuillus. Sur les photos plus récentes la forêt est devenue résineuse et, depuis quelques jours, une nouvelle coupe rase brutale est venue transformer ce haut lieu historique en paysage lunaire qui plus est en période sensible pour la faune.

Vous trouverez ici un film montrant le site et les « travaux » réalisés.

Cette histoire est symptomatique de la dérive encouragée par l’État sur notre territoire. À grand renfort d’aides et de subventions, ces monocultures d’essences inadaptées comme l’épicéa, essence d’altitude, engendrent un écosystème appauvri. Ces plantations peu résilientes sont aujourd’hui attaquées par un insecte, le scolyte dont la propagation est favorisée par le changement climatique et les plantations mono-essences. La coupe rase est ensuite presque inévitable, mais rien n’impose de procéder aussi brutalement et sans concertation sur un site aussi remarquable.

Sans recul sur les erreurs passées, l’État subventionne, encore aujourd’hui avec le fond de relance COVID, cette sylviculture sans aucune contrepartie et trop souvent, les replantations qui suivent… en monoculture de douglas ! Celui-ci commence à être attaqué dans le Morvan par un autre insecte : la cécidomyie…

Un secteur aussi subventionné ne peut pas se développer au détriment d’autres secteurs économiques du Morvan tout aussi vitaux comme le tourisme et déposséder les Morvandiaux de leur culture, leurs paysages, leur environnement, leur travail (tourisme), leur chauffage (disparition des feuillus)…

La problématique des coupes n’est pas qu’un problème écologique ou paysager, c’est aussi devenu un enjeu culturel au sens large qui impacte le devenir du territoire dans ce qu’il a de plus profond.

C’est pourquoi, nous faisons appel à toutes les associations du Morvan qui se sentent concernées pour interpeller nos députés et sénateurs afin qu’ils contribuent à faire évoluer la loi.

Nous vous invitons à vous joindre à une démarche collective en co-signant la lettre ouverte aux parlementaires ici.

Faites suivre à vos amis qui peuvent signer en temps que citoyens sur le même lien. Si vous recevez ce courrier comme citoyen, n’hésitez pas à faire suivre aux associations que vous connaissez.

Forestièrement votre
Les associations environnementales du Morvan