Plus de sobriété, moins de carbone et pas de nucléaire

, par  Association ARPENT , popularité : 3%

L’association négaWatt envisage une France décarbonée et sans atome dans trente ans. Pour y arriver, elle mise sur les énergies renouvelables, une réduction de la consommation, et des transformations dans les transports, l’industrie et l’agriculture.

Le 25 octobre, RTE, le gestionnaire des réseaux électriques de France, a présenté six scénarios différents pour l’avenir énergétique du pays. Ils ont un même objectif : sortir des énergies fossiles. Cette « transformation nécessaire » doit être menée en « trois décennies et accélérer de manière substantielle d’ici 2030 », souligne RTE. La crise énergétique de la fin 2021 montre que sortir des énergies fossiles n’est pas uniquement un impératif climatique : elle vient rappeler que la forte dépendance de l’Europe aux pays producteurs d’hydrocarbures peut avoir un coût économique, et que disposer de sources de production bas-carbone sur le territoire est également un enjeu d’indépendance. »

L’un de ces scénarios envisage un mix énergétique à 100 % issu des énergies renouvelables (solaire, éolien, biogaz, hydraulique) en 2050, donc sans nucléaire. Dans ce scénario, « le déclassement des réacteurs nucléaires existants est accéléré, tandis que les rythmes de développement du photovoltaïque, de l’éolien et des énergies marines sont poussés à leur maximum. » Deux autres scénarios dessinent un mix énergétique avec 87 % de renouvelables en 2050 et 13 % de nucléaire. Dans un cas, le développement des renouvelables est surtout porté par la filière photovoltaïque, avec des installations sur tout le territoire : « Cet essor sous-tend une mobilisation forte des acteurs locaux participatifs et des collectivités locales. » Dans l’autre, il s’agit de miser sur toutes les filières des énergies renouvelables avec un accent sur les grands parcs éoliens, sur terre et en mer.

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