Après un répit lié à la pandémie, les bûcherons reviennent dans une forêt unique de Madagascar

, par  Association ARPENT , popularité : 2%

La forêt de Vohibola est l’une des dernières forêts primaires restant dans l’est de Madagascar. Elle abrite les plus petites grenouilles du monde et d’autres espèces rares et menacées.
Pendant quelque temps, dans le calme imposé par les confinements de la pandémie de COVID-19, la forêt de Vohibola a connu un répit face à certaines des difficultés qui l’affectent depuis longtemps, notamment la déforestation, les incendies, et le trafic de bois et de charbon de bois.
Les populations locales ont uni leurs efforts pour planter des milliers d’arbres, et la forêt et sa faune avaient l’air de se détendre et de récupérer.
Cependant, aujourd’hui, Vohibola, une forêt communautaire gérée par un groupe de bénévoles sous-financés, semble revenir à sa situation d’avant, des incidents d’abattage illégal faisant leur réapparition.

FORÊT DE VOHIBOLA, Madagascar — La crise de COVID-19 a dévasté le secteur du tourisme à Madagascar, plongeant les communautés proches des forêts emblématiques du pays dans une période de difficultés économiques encore plus sévère qu’à l’habitude pour ce pays pauvre. C’est le cas autour de la forêt de Vohibola, l’une des dernières miettes de forêt primaire restant dans l’est de Madagascar qui abrite les plus petites grenouilles du monde ainsi que d’autres curiosités naturelles. En parallèle, quelque chose d’agréable s’est produit là-bas dans la nature laissée en paix lorsque les visiteurs ont disparu. En février dernier, des patrouilleurs ont été stupéfaits de rencontrer une famille de propithèques couronnés (Propithecus diadema), une espèce en danger critique de lémuriens qu’ils pensaient disparue de la forêt des années auparavant.

« La dernière fois que j’ai vu ces animaux à Vohibola, cela remonte à 2008 », a dit Cyril Nabe, qui travaille pour préserver la forêt depuis 2000. Il occupe actuellement le poste de patrouilleur en chef et est aussi un membre du conseil pour la commune d’Ambinaninony, où se trouve la forêt. « Il semble qu’il y ait maintenant des endroits dans la forêt présentant de meilleures conditions pour leur survie », a dit Nabe.

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