Déforestation au Brésil : l’UE doit prendre des mesures fermes, réclament les ONG

, par  Association ARPENT , popularité : 3%

Une trentaine d’ONG de défense de l’environnement au Brésil ont demandé lundi à l’Union européenne de prendre des mesures fermes pour lutter contre la déforestation, critiquant les "lacunes" d’un projet communautaire de réglementation présenté en novembre.

Une lettre ouverte signée par 34 organisations, dont l’antenne brésilienne de WWF ou le collectif Observatoire du Climat, a été publiée en amont d’une réunion des ministres de l’Environnement jeudi au sujet d’une réglementation qui interdirait les importations de produits issus de terres déboisées. Cela concernerait notamment le bœuf, le soja, l’huile de palme, le cacao ou le café, que le Brésil exporte massivement.

Les ONG estiment que ce projet est "nécessaire et positif", mais réclament des "améliorations" du texte pour qu’il ait un réel impact sur la déforestation au Brésil, qui abrite 60 % de la forêt amazonienne. "La déforestation doit être éradiquée si l’on veut avoir une chance dans la lutte contre le réchauffement climatique", peut-on lire dans la lettre. Selon les associations, le projet européen présenté en novembre définit le terme "forêt" de façon trop vague et exclut des écosystèmes très menacés au Brésil, comme la zone humide du Pantanal, la savanne du Cerrado ou la pampa du sud du pays. Elles ont également demandé à l’UE d’ajouter davantage de productions à contrôler, comme le coton ou maïs.

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