Les forêts sont encore plus importantes pour le climat qu’on ne le pensait déjà

, par  Association ARPENT , popularité : 3%

De nouveaux travaux montrent que les forêts sont encore plus importantes qu’on ne le pensait déjà pour la stabilité du climat, et ce, aussi bien à l’échelle locale que globale. En outre, ils soulignent que le rôle des forêts dans la lutte et l’adaptation au changement climatique ne se limite pas, et de loin, à leur influence sur le carbone. Les résultats ont été publiés dans la revue Frontiers in Forests and Global Change ce 24 mars.

Dans le contexte de la lutte et de l’adaptation au réchauffement climatique, le rôle des forêts est très souvent réduit à celui de puits de carbone, c’est-à-dire à leur capacité d’absorption et de stockage du carbone émis dans l’atmosphère par nos activités. On rappelle à ce titre qu’environ 20 % de nos émissions de dioxyde de carbone (CO2) sont actuellement pris en charge par la végétation continentale.
Les forêts sont bien plus que de simples éponges à carbone

L’influence des forêts sur le climat va bien au-delà de ces seules considérations, un fait qu’une nouvelle étude appuie et détaille avec un degré de précision sans précédent, l’objectif étant d’identifier les avantages qu’apportent les forêts depuis l’échelle locale jusqu’à l’échelle globale pour différentes latitudes. Ces travaux prennent à la fois en compte le rôle de puits de carbone joué par les forêts, mais aussi les effets biophysiques, souvent plus importants, qui leur sont associés. Il s’agit en particulier des impacts sur le cycle de l’eau, les échanges d’énergie avec l’atmosphère, la rugosité du sol ou encore l’albédo, autrement dit la capacité de la surface à réfléchir le rayonnement solaire.

En évaluant l’impact qu’aurait une déforestation complète, les chercheurs ont trouvé qu’ensemble, ces facteurs maintiennent la température moyenne de la Terre plus basse d’environ 1 °C. Le refroidissement le plus important est attribuable aux forêts tropicales tandis que les forêts de hautes latitudes tendent à légèrement réchauffer. Par ailleurs, il est apparu qu’à toutes les latitudes, les mécanismes biophysiques avaient un impact plus important sur le climat local et régional que les mécanismes impliquant le carbone.

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