Unir les fronts de luttes

, par  Association ARPENT , popularité : 6%

Combien de fois faudra-t-il échouer pour obtenir gain de cause ? Que ce soit dans le milieu politique, militant ou jusque dans la profondeur du quotidien des citoyen.nes, les dominant.es ne se gênent pas pour nous intimider, nous diviser, nous isoler, nous écraser. L’union est pourtant la dopamine du militantisme, à la fois motivante et rassurante, si tant est que nous la proposons aux marginalisé.es plutôt qu’aux embourgeoisé.es. Nous avons décidé aujourd’hui de relayer un appel à la coopération entre militant.es révolutionnaires et activistes non-violent.es. Un appel à leur complémentarité vitale.

Les injonctions des dominants à mener une lutte “propre” et “pure”, couplées de répression scellent notre avenir dans l’apathie mortifère, l’impuissance épuisante et la quintessence de l’obéissance.

On pourra dire qu’on a essayé… chacun de notre côté ? On aurait aussi pu s’unir, sinon, avec Jadot et Hidalgo, pour obtenir un capitalisme vaguement allégé d’injustices à gogo. La bourgeoisie a quand même ce don de salir tous les jolis mots : l’écologie devenue greenwashing, la sobriété devenue précarité, l’union devenue soumission.

Mais au-delà du défaitisme et des compromis, il est encore possible de réunir des fronts qui luttent pour une véritable écologie de fond et radicale, selon différentes approches : autour de leur complémentarité. Appel décisif à s’entraider.

La vie c’est pas un film Kho

Si les films hollywoodiens pêchent de réalisme et idéalisent le réel d’un romantisme évident, ils ont aussi de quoi nous inspirer : combien de fois avez-vous naïvement condamné à mort le.la héros.ïne d’un blockbuster, isolé.e, fusil sur la tempe, au milieu de malfrats cagoulés ? Et pourtant…

En somme, nous sommes en plein dans les péripéties de l’effondrement climatique. Et paradoxalement, plus la situation devient stressante, urgente, désespérante, plus nous nous rapprochons d’un renversement de situation et de la résolution de l’obstacle devenu insurmontable.

Situation initiale : l’être humain s’affirme en tant qu’être social, optimise sa survie en s’associant, améliore son espérance de vie et son confort.
Événement perturbateur : par sa logique dominatrice, l’être humain désocialisé et désolidarisé se réalise dans le libre marché, compromettant sa survie.
Péripétie : les valeurs d’empathie, d’entraide et d’insoumission résistent dans la société et tentent de renverser les classes dominantes formatées pour nous écraser ; le Chili, l’Iran,… comme autant de dominos ?
La résolution : la révolution globalisée.

Mais “la vie c’est pas un film kho” (S-Crew), l’histoire n’a pas de fin (de telos) et l’homme providentiel n’existe pas. Cela dit, et sans idolâtrer la créature humaine, notre cerveau a des pouvoirs insoupçonnés. Un seul être ne sauvera pas l’humanité, un collectif le peut.

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