Les petits bois plus « efficaces » que les grands

, par  Association ARPENT , popularité : 0%

Carbone mieux stocké, plus de nourriture pour le gibier, moins de tiques… Les bois de petite taille s’avèrent, toutes proportions gardées, plus « efficaces » que les grandes forêts, même si celles- ci hébergent une biodiversité animale et végétale plus importante.

Ce résultat obtenu par une équipe européenne, impliquant plusieurs scientifiques du laboratoire « Écologie et dynamique des systèmes anthropisés » (CNRS / UPJV), démontre l’importance des petits bois au sein des paysages agricoles. Il est publié dans la revue Journal of Applied Ecology le 02 décembre 2019.

Avec la fragmentation des forêts apparaissent de plus en plus de bois de petite taille, guère plus grands qu’un terrain de football, voire moins. On connaissait jusqu’ici peu de choses sur leur biodiversité et leurs caractéristiques. Or un groupe de chercheurs européens du projet européen BiodivERsA coordonné par un scientifique du laboratoire « Écologie et dynamique des systèmes anthropisés » (CNRS / UPJV), vient de démontrer que ces petits bois, quoique moins riches en biodiversité animale et végétale que les forêts plus étendues, délivrent globalement davantage de « services », toutes proportions gardées. Par exemple, par unité de surface, les petits bois de moins d’un hectare stockent plus de carbone, par unité de surface, dans le sol, procurent davantage de nourriture, par unité de surface, au gibier et diminuent la densité de tiques (donc les risques de transmission de la maladie de Lyme), d’autant plus s’ils sont anciens. Une surprise : habituellement, pour les grands massifs forestiers, plus la biodiversité d’un écosystème est importante et plus sa capacité à procurer des biens et services à la société augmente.

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